Situation géographique

Arthies est une paisible commune où il fait bon vivre. Elle a évolué tout en préservant son charme et son identité. Elle est construite sur le versant nord d'un plateau verdoyant, adossée à la forêt d'où l'on découvre la plaine.

Cette commune fait partie du département du Val d'Oise et de l'arrondissement de Pontoise, depuis la division de la Seine et Oise en 1967 et du canton de Magny-en-Vexin. Elle compte 263 habitants au recensement de 1999.

Le village se voit coupé en deux par la traversée de la route devenue départementale 983 suite au déclassement de l'ancienne nationale N183 en 1996. Les pavés furent recouverts de bitume vers 1955.

Arthies est situé à 7 km du chef lieu de canton, à 15 km de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, à 25 km de Cergy-Pontoise la préfecture et à 65 km de Paris.

Histoire

En 1990, le village s’est doté d’une armoirie, réalisée par une Arthégienne, rappelant ses origines moyenâgeuses par le testament de "L’inconnu d’Arthies".

Ce papyrus date d’environ 690 de notre ère. Il est déposé aux Archives Nationales. Il en existe une copie au musée départemental de Guiry-en-Vexin.

Les habitants s’appellent "Arthégiens", de l’un des anciens vocables : Attégia voulait dire "maison" en celtique.
Saint-Cyr, Villers, Vienne, tout trois en Arthies, laissent à penser qu’ils dépendaient de la baronnie d’Arthies.

Population et activités

La population est semi-agricole, semi-dortoir de citadins cherchant le calme.

Le nombre d'habitants de 307 en 1896 s'est effondré à 177 en 1936, à 185 en 1982, à 194 en 1990, pour remonter à environ 263 en 1999 au dernier recensement. L'augmentation de la population entre les deux derniers recensement est le fait d'un rajeunissement des habitants.

De nouvelles maisons ont été construites, surtout rue de la Mairie occupées par de jeunes couples avec des enfants.
Les habitations se répartissent en maisons anciennes, pavillons plus modernes et fermes.

Il reste au village 5 exploitations agricoles dont 3 avec des animaux.
La ferme des "Hagues" est une exploitation laitière qui transforme une partie de sa production en produits frais : fromage frais, confiture de lait.
L’E.A.R.L. des étangs "Les Thibault" est ouverte aux pêcheurs à la truite, à la journée.
La "Société d’Entreprise Nouvelle" réalise tous travaux agricoles de A à Z, en plus de son exploitation.
Le "Domaine de la Feuge" propose la chasse à la journée.

Pour les loisirs des Arthégiens, une salle polyvalente fut inaugurée le 18 septembre 1993 sur l’emplacement du lavoir communal de Robu. À côté, un espace jeux pour enfants a été aménagé (portique, toboggan, balançoires, bancs...). Le tennis inauguré le 5 juin 1991 est fréquenté par des adultes et des enfants. Il est sur l’emplacement du jardin de l’instituteur. Une fois par mois, les habitants de plus de 60 ans se réunissent pour jouer à différents jeux, goûter, parler, se rencontrer. Tous les ans a lieu une sortie de la journée entière, en autocar, pour visiter un endroit différent chaque année.
Depuis 1969 les anciens reçoivent un colis pour Noël et la municipalité leur offre un déjeûner au mois de mars.
N’oublions pas la fête patronale, toujours au mois de juin et diverses animations et sorties, tant pour les enfants que pour les adultes à l’initiative des associations communales (randonnées pédestres, cyclistes, ball-trap, arbre de Noël, mardi-gras).
Une fois par semaine, des cours de gymnastique sont donnés.

Deux fois le tour de France cycliste a traversé le village en 1958 et 1999.
Annuellement, depuis 1992, une "foire à tout" se déroule dans les rues du village.

Charron, bourrelier, maçon, épicier, café-tabac, journaliers exerçaient leur métier au village. Il n’existe plus de commerces, ni d’artisans, juste un garage.
Le boulanger d’Aincourt passe en camionnette, un boucher également mais il a cessé ses tournées.
Des entreprises de congélation s’arrêtent régulièrement ainsi qu’un poissonnier. Trois supermarchés à Magny permettent un ravitaillement complet. Plusieurs jardins potagers ont été convertis en jardins d’agrément.

Un médecin était établi à Arthies depuis fort longtemps. Le dernier en date, le docteur Armandon, succéda au docteur Xavier Corbasson. Il déménagea à Aincourt et depuis la guerre de 1939-45 il n’y a plus de médecin dans la commune.
L’hôpital de Magny-en-Vexin assure les urgences. Les médecins de Magny se déplace en visite si nécessaire.

Comme beaucoup de villages français, Arthies qui a donné sa part de héros, lors de la première guerre mondiale, éleva au centre du village un monument aux morts de la guerre 1914-18, inauguré le 20 novembre 1921. A la mémoire de ses habitants morts pour la France. Sont venus s’y ajouter les victimes des conflits suivants :

  • 6 otages fusillés le 22 août 1944 à Charmont

  • un mort en Algérie

  • un appelé au STO (service travail obligatoire)

  • et un autre décédé au régiment.

Tous les ans au 11 novembre a lieu un dépôt de gerbe en honneur à tous ces combattants. Arthies fut libéré le 28 août 1944 par des G.I. américains.

La place de la libération inaugurée en 1993, après la démolition de bâtiments (dont un ancien café) fut aménagée en parking en 1975. Un autre plus petit a pris la place d’un abreuvoir en 1977 placé près de l’abri-bus. L’abreuvoir situé à l’embranchement de la route de Wy-dit-Joli-Village fut également comblé.

Sur la place de l’église le 25 mars 1989, la plantation d’un arbre de la liberté commémore le bicentenaire de la Révolution.

L’électrification de la commune date de 1925 par le "Nord Lumière" dont le transformateur était placé à l’entrée gauche du village en venant de Magny. Il a été remplacé par l’EDF en 1994.
L’éclairage public à acétylène du début du XXe siècle devint électrique en 1950. Des projecteurs mettent en valeur l’architecture de l’église. La municipalité a entrepris l’enfouissement des lignes électriques et téléphoniques pour l’esthétique du village.
Les feux de signalisation du carrefour datent de 1977.

Les ordures ménagères étaient déposées sur des fumiers particuliers ou portées au lieu-dit "La Croix d’Anse", trou situé dans les bois derrière le Château.
En 1952, un cultuvateur ramasse les ordures tous les 15 jours.
En 1965, la commune adhère au syndicat intercommunal de ramassage des ordures ménagères de la région de Vigny.
En 1972, les monstres sont enlevés tous les deux mois.
Depuis 1998, ils sont ramassés le premier jeudi de chaque mois, sauf juillet et août.

Un corps de pompiers volontaires existait jusqu’en 1957. Il disposait d’une pompe à bras. La sécurité du village dépend maintenant des pompiers d’Aincourt. Une borne d’incendie a pris la place d’une pompe publique que la place de l’église. Il en existe deux autres route nationale et une à proximité de la salle des fêtes.

La gendarmerie de Magny-en-Vexin assure la police.

Territoire et ressources

La superficie de la commune, d'après le cadastre, est de 740 ha 27 a 12 ca dont : 12 ha 18 a 53 ca de routes, chemins, rues, places publiques. La monographie de Victor Hébert datée de 1899 détaille fort bien la composition du sol de la commune. Il est facile de la consulter en cas de besoin.

Une grande partie des terres est agricole. Les principales cultures sont : le blé, la betterave industrielle, le pois protéagineux, le maïs, le colza.
Des prés servent à l’élevage de vaches laitières, de bœufs charolais et limousin, races élevées pour la qualité de la viande.

Le point de vue hydrographique a totalement changé après la guerre de 1939-45. Les abreuvoirs ont complètement disparu, les tracteurs remplaçant les chevaux. Il en est de même des lavoirs, dont les vestiges de deux ou trois tombent en ruines. Les machines remplacent les laveuses.

Par contre, les "Thibault", étangs de pêche à la truite, se sont agrandis ainsi que les pièces d’eau de la Feuge.

Les habitants du village se ravitaillaient en eau aux pompes : sur la place de l’église, à la "pierrote" rue Plancouarrd, à deux pompes le long de la route nationale ainsi qu’à des puits particuliers. Tous les foyers furent dotés de l’eau courante en 1959 et du tout-à-l’égout en 1974.

En 1976, eut lieu l’inauguration par Michel Poniatowski ministre de l’Intérieur du réseau d’assainissement et de la station d’épuration, située sur la route de Maudétour.

Un exemple de consommation
En 1995, la commune utilisa 24 178 m3
Soit par an      24 178, 000 litres, par semaine 464, 961 litres, par jour 66, 242 litres.

Le château d’eau d’Arthies contient 200 m3. Il est semi enterré. La différence entre le radier et le trop plein est de 4 m. Situé à 193,70 m d’altitude, il a un diamètre de 8 mètres.

Vingt-cinq analyses annuelles révèlent un taux assez élevé de nitrate (40 mg) mais en deçà des normes admises (50).
La source est située sur la commune de Wy-dit-Joli-Village à Saint-Romain. Cette source alimente 8 communes.
C’est un syndicat intercommunal qui gère les installations et les consommations.

La forêt d’Arthies, ancienne forêt royale, dont V. Hébert résume fort bien l’historique, morcelée au cours des temps, reste attrayante.

Plantée d’essences diverses où dominent les châtaigniers et les bruyères, elle est parcourue d’un sentier dit "chemin de la Roche" qui, en principe allait jusqu’à La Roche-Guyon. Y gîtent quelques chevreuils, sangliers, lapins, faisans, dont la chasse est réglementée.

Au début du XXe siècle, une partie de la forêt dite "les bruyères" était plantée de pommiers. Il en subsiste très peu. Leurs propriétaires distillaient le marc des pommes. Un alambic vient tous les ans s’installer sur la place de l’église pour ceux qui ont encore le droit de distiller.

Des carrières de meulières exploitées dès 1642 pour faire des meules de moulin ont vu au XIXe siècle et début XXe siècle leur activité se développer. Les pierres servirent entre autres, parait-il, pour la construction du métro parisien. De ces carrières il ne reste plus rien, leur activité a cessé avant la guerre de 1914-18. La forêt a repris ses droits.

Elles étaient exploitées par Eugène Seyeux, propriétaire de "la Feuge" alors ferme moderne. Devenue simple ferme, elle fut achetée par Robert Truffaut. Son petit-fils, Eric Poullain en a fait un rendez-vous de chasse aux canards sur les étangs, aux faisans dans les bois, aux perdreaux dans la plaine. C’est le Domaine de la Feuge.

Le "Bel air", bâtiment où logeaient des employés de la ferme fut complètement détruit en 1944 par des obus lors de la Libération.

Des vestiges de la dernière tuilerie se voyaient encore dans la première moitié du siècle, à côté d’une petite ferme, dite "La Tuilerie". Il n’en reste rien non plus. Une habitation particulière, annexe du "Domaine de la Feuge" en a pris la place.

En 1991 et modifié en 1994, la commune se dote d’un POS (Plan d’Occupation des Sols).
En 1994, le village adhère au Parc Naturel Régional du Vexin.

Les vois de communication

Au début du XXe siècle, les transports publics sont, peut-on dire, inexistants. Le projet d'un tramway à vapeur entre Magny et Mantes, délibéré le 13 août 1899 en Conseil municipal et étudié par le Conseil général de Seine et Oise, ne fut jamais mis à exécution.

La gare la plus proche était celle de Wy-dit-Joli-Village à 3 km. Ce train départemental reliait Chars à Magny. Il ne fonctionne plus.
Maintenant, les gares de Mantes, Meulan et Pontoise sont les plus proches, ainsi que Cergy pour le RER.
En 1920, un autobus reliant Mantes à Magny, desservait les communes sur son passage, notamment Arthies. Il y eut jusqu’à deux aller et retour par jour entre ces deux villes. Après 1945, un car reliait le village à Meulan, il s’arrêtait au croisement de la nationale avec la route d’Enfer, pour aller à Aincourt son terminus. Le développement des automobiles particulières accélérera la suppression de ce car. Le Conseil général du Val d’Oise a mis en place un transport collectif rural de Magny-en-Vexin nord qui permet de se rendre à Pontoise en changeant de car à Magny. Il reste encore la possibilité d’un taxi pour se rendre à une gare.

Vers 1925 une pompe à essence à main existait pour alimenter les automobiles de passage. Elle était située à l’ancien café, face au petit parking actuel. Elle fut supprimée quand le garage s’installa.

Autre moyen de communication : les PTT. Au début du XXe siècle, il y avait un bureau de poste avec facteur-receveur. En 1974, l’administration installa des cidex (regroupement des boîtes à lettres).
Le 23 septembre 1989, le bureau fut définitivement fermé par mesure d’économie. La commune est maintenant desservie par le bureau de Magny. Une cabine téléphonique publique est installée au centre du village, mais presque toutes les habitations possèdent un combiné ou un portable.

Les vois de communication